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Guide touristique et annuaire du Plateau-Mont-Royal, Québec !
Le Plateau-Mont-Royal
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Le Plateau-Mont-Royal (ou tout simplement Le
Plateau) est un arrondissement de la ville de
Montréal qui tire son nom de sa
situation géographique en haut de la terrasse de la rue Sherbrooke. Il est d'une
superficie de 7,74 km² et a une population de 102 791 habitants (en 2007).
Depuis quelques années, il est couru par la population dite branchée.
La délimitation du Plateau-Mont-Royal est la suivante : au nord et au nord-est,
les voies ferrées du Canadien Pacifique (CP), à l’ouest, l’avenue du Parc
jusqu’à l’échangeur des Pins et la rue Université et, au sud, la rue Sherbrooke.
Il existe une distinction entre l'arrondissement Plateau-Mont-Royal (un
constituant politique de la ville de Montréal), et le quartier Plateau
Mont-Royal, car l'arrondissement englobe aussi le Mile End (délimité du quartier
du Plateau par l'avenue du Mont-Royal au sud et par l'avenue Henri-Julien à
l'est), et le Ghetto McGill (délimité par le quadrilatère University, Sherbrooke,
Saint-Laurent, des Pins), généralement considérés comme des quartiers à part
entière, distincts du Plateau Mont-Royal.
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Caractéristiques :
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Le Plateau-Mont-Royal est un arrondissement couru
pour plusieurs raisons :
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Il est près du centre-ville (l'arrondissement de
Ville-Marie).
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Il est près de diverses institutions et activités
culturelles.
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Il possède deux des plus
grands parcs de Montréal
: Lafontaine et le Mont Royal. (Ce dernier ne se trouve pas dans
l'arrondissement même, mais y est directement adjacent, séparé du Plateau par
l'avenue du Parc.)
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Il possède plusieurs boutiques spécialisées.
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Il offre une grande variété architecturale.
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Il a une réputation positive véhiculée par la
population dite branchée.
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Il n'est pas nécessaire d'y posséder une
automobile, car il est desservi par trois stations de métro (Sherbrooke,
Mont-Royal, Laurier) et par un réseau de pistes cyclables dont l'axe numéro 1 de
la Route verte qui le traverse.
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Il possède plusieurs établissements scolaires de
tous les niveaux, dont l'École nationale d'administration publique, le
Conservatoire de musique de Montréal, le
Conservatoire d'art dramatique de
Montréal, l'École nationale de théâtre du Canada,
l'Institut de tourisme et
d'hôtellerie du Québec et l'école secondaire F.A.C.E, reconnu pour ses
programmes d'enseignement novateurs.
Un phénomène d'embourgeoisement y est observable.
Par exemple, beaucoup des loyers ont doublé depuis le début des années 2000,
probablement du simple fait que le quartier soit couru. De plus, durant ces
mêmes années, un commerçant de renommée « historique » donnant surtout dans
l'alimentation, Warshaw, s'est vu remplacé par une pharmacie grande surface
Pharmaprix. L'édifice a toutefois gardé son nom et un autre Warshaw a été ouvert
en face du marché Atwater.
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Culture :
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Le Plateau Mont-Royal est reconnu depuis quelques
années comme l'un des principaux lieux culturels et artistiques du Québec et du
Canada. Il a d'ailleurs été consacré, à l'automne 2005, comme l'endroit le plus
créatif du Canada par une étude du groupe Hill Stratégies Recherche. Selon
celle-ci, les zones du Plateau Mont-Royal liées aux codes postaux H2W, H2J, H2T
renferment la concentration d'artistes la plus élevée au Canada. Par exemple, on
estime que 8% de la population de la zone liée au code postal H2W, au cœur du
Plateau Mont-Royal, sont des artistes. Il s’agit du « quartier le plus créatif »
au Canada, avec une concentration plus de dix fois supérieure à la moyenne
canadienne de 0,8 %. Cette zone se situe entre l’avenue des Pins et l’avenue du
Mont-Royal, de la rue St-Denis à l'avenue du Parc.
De plus, l'arrondissement du Plateau Mont-Royal compte sur son territoire une
foule d'établissements culturels, classiques ou d'avant-garde :
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Musique
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Musique émergente : Sala Rossa | Casa del Popolo
| Mile End Cultural Center | Bíly Kun | Chez Baptiste | Verre Bouteille |
ancienne usine Cadbury ;
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Musique classique : Jeunesses Musicales du Canada
| Conservatoire de Musique ;
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Histoire :
L'époque des grandes fermes
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À partir de 1745, la zone urbanisée entourant
Montréal s'étend au-delà de ses fortifications. Le Plateau Mont-Royal naît ainsi
lorsque le faubourg Saint-Laurent, au nord, devient le principal axe de
développement. En 1792, Montréal s'agrandit pour établir ses limites officielles
à environ deux kilomètres des fortifications. Dès lors, le mont Royal et la rue
Duluth forment ses limites. Plus loin du centre, surtout vers l'ouest, des
familles anglophones ont à l'époque de grandes demeures entourées de jardins et
les Hospitalières de Saint-Joseph ont un vaste terrain qui sera le siège de leur
futur Hôtel-Dieu. Encore plus en périphérie se trouvent de grandes propriétés de
campagne dont les fermes de la bourgeoisie montréalaise.
En 1850, un réservoir pour l'aqueduc de la ville de Montréal est installé à
l'emplacement actuel du parc du square Saint-Louis. Il a comme fonction
d'approvisionner les résidents de la Côte-à-Baron, ce qui désigne la pente
descendante au sud de la rue Sherbrooke. À cette époque une ferme à
l'emplacement de l'actuel parc Lafontaine est convertie en champ de manœuvres
militaires. Au nord, d'autres agglomérations se forment de par l'activité
économique des carrières, donnant naissance au village du Coteau-Saint-Louis, en
1846. Une chapelle est construite deux ans plus tard, qui sera remplacée en 1857
par l'église Saint-Enfant-Jésus-du-Mile-End. De nos jours, le Mile End est un
quartier voisin faisant partie de l'arrondissement du Plateau Mont-Royal, mais
c'est seulement en 1876 que le village de Saint-Louis-du-Mile-End naît. D'ici la
fin du siècle, le flanc de la montagne est acheté par la Ville qui y aménage le
parc du Mont-Royal, le parc Lafontaine prend la place des activités militaires
et le réservoir de la Côte-à-Baron cède la sienne au parc du square Saint-Louis.
Le village de Saint-Jean-Baptiste se forme vers 1860. Son point central est
également l'emplacement de son marché (le premier marché fut construit vers 1870
et remplacé par un plus moderne en 1933; ce dernier sera finalement démoli en
1966). Ce centre civique est situé à l'intersection de la rue Saint-Laurent (qui
deviendra plus tard le boulevard Saint-Laurent) et de la rue Rachel. Les
villages du Coteau-Saint-Louis et de Saint-Jean-Baptiste sont annexés à Montréal
vers la fin du siècle. À cette époque, la population de Montréal déborde à l'est
du chemin Papineau, où se trouvent des maisons et avenues élégantes.
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Un arrondissement ouvrier
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Au début du XXe siècle, il s'agissait d'un
arrondissement ouvrier. Avec les années, croissance économique aidant, il s'est
transformé et la population ouvrière l'a peu à peu déserté. Dès 1900, le Coteau-Saint-Louis
devient très cosmopolite, comptant temples protestants et synagogues. Plusieurs
commerçants protestants ouvrent boutique sur la rue Saint-Laurent, qui devient,
en 1905, le boulevard Saint-Laurent, ainsi que la frontière linguistique entre
francophones, à l'est, et anglophones, à l'ouest. À cette époque, le boulevard
Saint-Joseph devient la première artère bordée d'arbres de la ville.
Dans les années 1930, la crise économique freine la construction dans
l'arrondissement, bien que certains travaux soient financés au parc Sir-Wilfrid-Laurier.
L'Université de Montréal déménage sur le flanc nord du mont Royal en 1943, ce
qui entraîne le déménagement des bourgeoisies francophone et anglophone vers ce
quartier. Depuis l'après-guerre, le quartier accueille des immigrants. Des Juifs
arrivés dès lors ont généralement maintenu boutique sur le boulevard
Saint-Laurent et déménagé leur demeure vers les quartiers adjacents à l'ouest.
Vestige de la présence juive: la charcuterie hébraïque Schwarz du boulevard
Saint-Laurent, un des commerces les plus renommés de Montréal, célèbre pour son
« smoked meat » (viande fumée). Ils furent remplacés par des Grecs qui ont
contribué à l'art local de la boulangerie et de la pâtisserie. Plus récemment,
des Vietnamiens et des Portugais se sont installés, dont témoigne, pour ces
derniers, le parc du Portugal.
Du « Chinatown », les commerçants chinois ont remonté le boulevard Saint-Laurent
jusqu’à la rue Sherbrooke et l'ont dépassé pour cohabiter avec les boutiques
indiennes.
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Les années 1980: le renouveau
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Depuis les années 1980, un mouvement de retour à
la ville attire de jeunes professionnels, des artistes et des étudiants vers
l'arrondissement du Plateau Mont-Royal. Cela en fait un centre d'activités
culturelles et intellectuelles. Aujourd'hui, il possède une hétérogénéité socio-économique
importante.
En 2004, un organisme new-yorkais, le Project for Public Spaces a élu, Le
Plateau-Mont-Royal comme l'un des 20 endroits nord-américains offrant la
meilleure qualité de vie.
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Géographie :
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La rue Saint-Denis et l'avenue du Mont-Royal
traversent cet arrondissement. L'une des principales artères nord-sud de la
ville, le boulevard Saint-Laurent, le traverse aussi. Ce sont les trois
principales rues commerciales de l'arrondissement, avec les rues Laurier et
Duluth plus petites.
Le Square Saint-Louis est un parc des plus visités, car il permet d'observer les
maisons victoriennes qui le bordent et le caractérisent. Pour leur part, les
grands espaces verts comme le parc du mont Royal et le parc Lafontaine sont
d'envergure urbaine et comportent des pistes cyclables et des sentiers
piétonniers.
Côté transports, le Plateau Mont-Royal est accessible à pied, par des pistes
cyclables, un réseau de métro et d'autobus ainsi que par la route.
Les limites de l'arrondissement sont les suivantes: en partant de l'intersection
des rues Sherbrooke et University au sud-ouest de l'arrondissement, la frontière
est formée par la rue University vers le nord jusqu’à l'avenue des Pins ;
ensuite par l'avenue des Pins vers l'est jusqu’à l'avenue du Parc ; par l'avenue
du Parc vers le nord jusqu’à l'avenue du Mont-Royal; par l'avenue du Mont-Royal
vers l'ouest jusqu'au chemin de la Côte-Sainte-Catherine ; par celle-ci vers le
nord jusqu’à l'avenue Nelson ; par celui-ci vers le nord jusqu'au boulevard
Saint-Joseph; par la rue Hutchison vers le nord jusqu'au chemin de fer Canadien
Pacifique; par ce chemin de fer vers le sud-est jusqu’à la rue Sherbrooke; et
enfin par la rue Sherbrooke vers le sud-ouest jusqu’à la rue University.
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Anecdotes :
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L'écrivain québécois Michel Tremblay a longuement
décrit l'histoire ouvrière de cet arrondissement en racontant ses souvenirs
d'enfance dans Chroniques du Plateau Mont-Royal. L'écrivain québécois anglophone
Mordecai Richler y a aussi situé plusieurs histoires, s'y déroulant dans les
années 1950 et 1960.
Le député du Plateau est Amir Khadir, seul représentant du parti Québec
solidaire, élu aux élections provinciales de décembre 2008. Robert Bourassa et
Gérald Godin ont déjà représenté la circonscription de Mercier.
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Voir aussi :
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